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Qu'est-ce
qui ne va pas?
Lorsqu'un
montant est retenu sur chaque chèque de paie de chaque
travailleur et travailleuse au Canada, quelque chose ne
va pas :
si seulement 38 % des sans-emploi touchent des prestations,
à comparer à 75 % il y a quelques années.
Plusieurs travailleurs et travailleuses ne sont tout simplement
pas admissibles et d'autres ont droit aux prestations pendant
une très courte durée;
si les travailleurs et les travailleuses sont privés
de leurs droits parce qu'ils sont privés de leurs
prestations, alors que la caisse d'a.-e. a accumulé
des surplus de près de 50 milliards de dollars depuis
1994;
si les femmes sont gravement désavantagées
parce qu'elles sont plus susceptibles d'occuper un des nouveaux
postes à temps partiel. Elles finissent par ne pas
avoir suffisamment d'heures de travail pour être admissibles
à l'a.-e. lorsqu'elles sont congédiées.
En plus, un trop grand nombre de nouvelles mères
n'ont pas les 600 heures qui donnent droit aux prestations
de maternité ou parentales;
s'il faut être un génie pour faire le calcul
des prestations. Les fonctionnaires eux-mêmes ont
de la difficulté à calculer la rémunération
moyenne, les taux de chômage régionaux, les
semaines sans travail, et ainsi de suite. C'est inutilement
trop complexe et tout simplement insensé.
si les nombreuses années de participation à
la population active ne comptent pas lorsqu'il est question
d'admissibilité à l'a.-e.
si les prestations d'a.-e. ne peuvent pas servir
aux congés de formation ou d'études
aspect qui devient essentiel à l'emploi et à
l'employabilité dans le contexte économique
actuel.
L'assurance
est sensée être là quand nous en avons
besoin.
C'est le sens même du terme assurance. Quelque chose
ne va pas lorsque la plupart des travailleurs et travailleuses
qui cotisent sont privés des avantages et des prestations
quand ils en ont besoin.
L'a.-e. devrait être beaucoup plus souple du fait
même qu'elle est une assurance SOCIALE.
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